Le travailleur esperantiste

Le travailleur Espérantiste est le journal de la FET.
Le Journal est bilingue : français et espéranto.

Nous publions dans cette rubrique divers articles parus dansle ’Travailleur Esperantiste’.

 
Sous-Rubriques


Articles :
Tribune de Michel Onfray

Ce texte a été écrit par Michel Onfray pour introduire l’édition en espéranto du Traité d’athéologie. Un livre édité par la coopérative d’édition de SAT, SAT EFK.

Les deux bouts de la langue, par Michel Onfray

Au commencement était Babel, chacun connaît l’histoire : les hommes parlent une seule et même langue, dite "adamique", celle du premier d’entre eux. Puis ils se proposent de construire une immense tour destinée à pénétrer les cieux. Pareille architecture suppose que les hommes habitant le même élément que Dieu en deviendraient de facto les égaux. Cette volonté prométhéenne agit comme une autre formule du péché originel car, goûter du fruit de l’arbre de la connaissance, c’est savoir tout sur chaque chose, autrement dit, une fois encore, égaler Dieu. Il y eut une sanction pour le geste d’Eve, personne n’a oublié... De même pour celui des constructeurs de Babel : la confusion des langues.

Dieu qui est amour, rappelons-le pour qui aurait la fâcheuse tendance à l’oublier, descend sur Terre pour constater de visu l’arrogance de ces hommes. "Il dit : "Voilà qu’à eux tous ils sont un seul peuple et ont un seul langage ; s’ils ont fait cela pour leur début, rien désormais pour eux ne sera irréalisable de tout ce qu’ils décideront de faire. Allons ! Descendons et là, brouillons leur langage, de sorte qu’ils n’entendent plus le langage les uns des autres." Et Yahvé les dispersa, de là, à la surface de toute la Terre, et ils cessèrent de bâtir la ville" (Gen. 11, 6-7) - où comment semer la discorde...

Dès lors, il y eut des langues, certes, mais surtout l’incompréhension parmi les hommes. De sorte que la multiplicité des idiomes constitue moins une richesse qu’une pauvreté ontologique et politique. On se mit alors à parler local, ce que d’aucuns célèbrent aujourd’hui comme le fin du fin. Je songe aux "nationalistes", plus justement nommés "indépendantistes régionaux", qui font de la langue un instrument identitaire, un outil de fermeture sur soi, une machine de guerre anti-universelle, autrement dit un dispositif tribal.

Précisons que le politiquement correct passe souvent sous silence cette information qu’il n’existe pas une langue corse, une langue bretonne, mais des dialectes corses ou bretons, chacun correspondant à une étroite zone géographique déterminée par le pas d’un homme avant l’invention du moteur. Le mythe d’une langue corse ou d’un unique parler breton singe paradoxalement le jacobinisme honni, car lesdites langues régionales sont compartimentées en groupe de dialectes - j’eus des amis corses qui, le vin aidant, oubliaient un instant leur religion et leur catéchisme nationaliste pour avouer qu’un berger du cap corse ne parlait pas la même langue que son compagnon du cap Pertusato ! Babel, Babel...

La langue régionale exclut l’étranger, qui est pourtant sa parentèle républicaine. Elle fonctionne en cheval de Troie de la xénophobie, autrement dit, puisqu’il faut préciser les choses, de la haine de l’étranger, de celui qui n’est pas "né natif" comme on dit. Or, comme une espèce animale, une langue obéit à des besoins relatifs à une configuration temporelle et géographique ; quand ces besoins disparaissent, la langue meurt. Vouloir faire vivre une langue morte sans le biotope linguistique qui la justifie est une entreprise thanatophilique. Son équivalent en zoologie consisterait à vouloir réintroduire le dinosaure dans le quartier de la Défense et le ptérodactyle à Saint-Germain-des-Prés...

PNG - 108.2 ko

A l’autre bout de la langue de fermeture, locale, étroite, xénophobe, il existe une langue d’ouverture, globale, vaste, cosmopolite, universelle : l’espéranto. Elle est la création de Ludwik Zamenhof, un juif de Bialystok, une ville alors située en Russie (en Pologne aujourd’hui). Dans cette cité où la communauté juive côtoyait celle des Polonais, des Allemands et des Biélorusses, les occasions de ne pas se comprendre étaient nombreuses. En ces temps, déjà, Dieu pouvait jouir de son forfait. Fin 1870-début 1880, l’espéranto se propose donc le retour au Babel d’avant la colère divine.

A l’heure où le mythe d’une langue adamique semble prendre la forme d’un anglais d’aéroport parlé par des millions d’individus, on comprend que la langue de Shakespeare mutilée, amputée, défigurée, massacrée, dévitalisée, puisse triompher de la sorte puisqu’on lui demande d’être la langue du commerce à tous les sens du terme. Vérité de La Palice, elle est langue dominante parce que langue de la civilisation dominante. Parler l’anglais, même mal, c’est parler la langue de l’Empire. Le biotope de l’anglais a pour nom le dollar.

Mais cette langue agit aussi comme un régionalisme planétaire : elle est également fermeture et convention pour un même monde étroit, celui des affaires, du business, des flux marchands d’hommes, de choses et de biens. Voilà pour quelle raison l’espéranto est une utopie concrète à égalité avec le projet de paix perpétuelle de l’abbé de Saint-Pierre, autant d’idées de la raison dont le biotope n’est pas "l’avoir" mais "l’être" - plus particulièrement "l’être ensemble" sans perspective d’échanges autres que de biens immatériels.

L’espéranto propose d’habiter une langue universelle, cosmopolite, globale qui se construit sur l’ouverture, l’accueil, l’élargissement ; elle veut la fin de la malédiction de la confusion des langues et l’avènement d’un idiome susceptible de combler le fossé de l’incompréhension entre les peuples ; elle propose une géographie conceptuelle concrète comme antithèse à la religion du territoire ; elle parie sur l’être comme généalogie de son ontologie et non sur l’avoir ; elle est le voeu d’une nouvelle Grèce de Périclès pour l’humanité entière - car était grec quiconque parlait grec : on habitait la langue plus qu’un territoire - ; elle est la volonté prométhéenne athée non pas d’égaler les dieux, mais de faire sans eux, de quoi prouver que les hommes font l’histoire - et non l’inverse.


l’Abrégé du Capital de Karl Marx par Carlo CAFIERO disponible en espéranto

Suite à la réédition de ce livre par les éditions du chien rouge, une traduction et une édition a vu le jour en espéranto.

Cet Abrégé, rédigé en 1878, nous livre l’essentiel de l’analyse contenue dans le Livre I du Capital de Karl Marx.

Ce compendium de la critique du système capitaliste – « où ce ne sont pas les moyens de production qui sont au service du travailleur, mais bien le travailleur qui se trouve au service des moyens de production » – a été rédigé à destination d’un public populaire.

Écrit dans un style simple et sans l’appareil scientifique qui rend parfois ardue l’approche de l’oeuvre originale,ce résumé a d’ailleurs été approuvé par Marx en personne.

www.editionslechienrouge.org/

En espéranto chez SAT EFK


Résolution sur l’Espéranto/ Rezolucio pri Esperanto

En français

En attendant d’envoyer un bilan complet sur le congrès national du mouvement de la paix qui s’est cloturé lundi à Marseille, voilà un extrait de la résolution de fin de congrès qui doit guider le mouvement pour les trois ans à venir. Il est la conséquence d’une proposition d’enrichissement du texte au sujet de l’esperanto par le comité des Pyrénées atlantiques du mouvement de la paix.

3 Les valeurs, les comportements, la culture que nous allons transmettre aux générations futures seront déterminantes. De multiples énergies travaillent à promouvoir et perfectionner une éducation à la hauteur des besoins et des enjeux.

Dans ce cadre et dans le respect des diversités culturelles et linguistiques tout ce qui facilite les échanges entre les peuples doit être favorisé. Ainsi, il convient de promouvoir tout ce qui évite les dominations linguistiques, permet aux langues minoritaires de vivre, favorise les propositions de langues auxiliaires neutres comme l’esperanto."

Lors du congrès, sur le stand des Pyrénées atlantiques, trois documents sur l’espéranto ont été mis à disposition des congressistes : "l’esperanto la langue internationale", plaquette de sat-amikaro, "première leçon d’esperanto" d’Esperanto-France et "quelle langue pour une culture de paix" par Henri Masson. En libre service, ce dernier texte a été pris par plus de 120 congressistes, montrant l’interet porté à cette question.

Par ailleurs, deux autres esperantistes ont évoqué l’esperanto dans l’atelier sur "internationaliser l’action pacifiste".

Enfin, de multiples discussions individuelles sur l’espéranto ont eu lieu particulièrement avec des participants à la rencontre internationale des jeunes messagers pour la paix. Beaucoup ont découvert l’esperanto à cette occasion. Dans l’ensemble, l’accueil a été très favorable, même s’il reste comme souvent un certain fatalisme quant à la domination de l’anglais comme langue de communication internationale.

Amicalement, Frédéric Scibor


En Esperanto

Saluton, Atendante sendi kompletan bilancon pri nacia Kongreso de Pacmovado fermiĝinta lundon 11-an de novembro 2002 en Marsejlo, jen fragmento de finkongresa rezolucio kiu devos gvidi la movadon por la venontaj tri jaroj. Ĝi estas konsekvenco de pliriĉiga propono de la teksto pri Esperanto far komitato de Atlantikaj Pireneoj de Pacmovado.

"Valoroj, sintenoj, kulturo kiujn ni transdonos al estontaj generacioj, estos decidaj. Multegaj energioj laboras antaŭenigi kaj perfektigi edukadon bezon- kaj definecesan.

Tiukadre kaj respekte al kulturaj kaj lingvaj diversecoj, ĉio, kio faciligas interŝanĝojn inter popoloj favorigendas. Tiel taŭgas antaŭenigi ĉion, kio evitas lingvajn superregojn, ebligas al minoritataj lingvoj vivi, favorigas proponojn pri neŭtralaj helplingvoj kiel Esperanton."

Dumkongrese, en Atlantikpirenea budo, disponiĝis por kongresanoj tri dokumentoj pri Esperanto : "Esperanto, lingvo internacia", broŝuro de Sat-Amikaro, "unua leciono de Esperanto" de Espéranto-France kaj "Kiu lingvo por kulturo de paco"`de Henriko Masson. Memserve, tiun lastan tekston prenis pli ol 120 gekongresanoj, kio montras intereson vekitan de tiu problemo. Aliflanke, du aliaj esperantistoj elvokis Esperanton en ateliero pri "internaciigi pacistan agadon"

Fine, multegaj individuaj diskutoj pri Esperanto okazis aparte kun partoprenantoj en internacia renkontiĝo de junmesaĝistoj por paco. Multaj malkovris Esperanton tiuokaze. Pli malpli tre favoris akcepto, eĉ se restas ia fatalismo pri superregado de la angla lingvo kiel lingvo de internacia komunikado.

Amike, Frédéric Scibor


Réponse du Ministre

Karaj cxiuj,

Jen respondo de Xavier Darcos (sxajne) al skriba demando de Alain Bocquet. Estas la sama respondo ol al aliaj deputitoj escepte de la komenco dedicxita al la norda federacio.

Gxi estas la unua respondo afisxita sur TTT-ejo de Nacia Asembleo kun tiu al Marc Dolez alklaku tie cxi kaj petu "Espéranto"

Question N° : 729 de M. Bocquet Alain ( Député-e-s Communistes et Républicains - Nord ) QE Ministère interrogé : jeunesse et éducation nationale Ministère attributaire :jeunesse et éducation nationale Question publiée au JO le : 22/07/2002 page : 2694 Réponse publiée au JO le : 14/10/2002 page : 3592

Rubrique : enseignement Tête d’analyse : programmes Analyse : espéranto Texte de la QUESTION : M. Alain Bocquet attire l’attention de M. le ministre de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche sur les préoccupations exprimées par l’association nationale Espéranto France et par la fédération Espéranto Nord, regroupant les espérantistes des départements du Nord, du Pas-de-Calais, de l’Aisne, de l’Oise, de la Somme, des Ardennes et de la Marne. Préoccupations liées à une officialisation de l’espéranto comme matière à option des examens et programmes scolaires, beaucoup s’accordant aujourd’hui à considérer qu’il constitue "un outil neutre de communication, facilitant l’étude des langues en ouvrant l’accès à un plurilinguisme authentique". Il lui demande de lui préciser les prolongements que le Gouvernement entend apporter à la demande dont il a été saisi à ce sujet.

Texte de la REPONSE : Le développement de la connaissance des langues vivantes constitue une des priorités de la politique conduite par le ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche qui s’attache à améliorer les modalités de leur apprentissage, afin que tout élève, au terme de sa scolarité obligatoire, ait acquis au moins deux langues vivantes, en plus de sa propre langue. L’étude rendue obligatoire, à partir de cette rentrée scolaire, d’une langue vivante à l’école primaire, qui bénéficie désormais d’un horaire et de programmes officiels, est une étape fondamentale pour l’accès à un véritable plurilinguisme. Dans le cadre de l’enseignement dispensé à l’école, une attention toute particulière a été apportée à l’acquisition par les élèves de la capacité à communiquer dans des situations adaptées et ouvertes de communication. Les programmes rénovés d’enseignement des langues vivantes au collège ont confirmé cette exigence. De même, l’introduction systématique d’un horaire en classes dédoublées en première et en seconde langue vivante, en seconde générale et technologique et en première et terminale des séries générales, traduit au lycée cette volonté de renforcer les compétences de communication des élèves à ce moment de leur cursus. Les aptitudes ainsi développées ne peuvent que faciliter une meilleure approche de la culture des pays concernés, dont la découverte et l’appropriation représentent une composante indissociable de la pratique d’une langue vivante. Or la conception défendue par l’association Espéranto-France et par sa fédération du Nord d’une langue envisagée comme simple, voire unique outil de communication, et limitée dans ses fonctions à cet usage, ferait obstacle à l’acquisition de compétences d’ordre culturel. Par ailleurs, avec un ensemble de vingt-deux langues vivantes étrangères que les élèves de lycée peuvent présenter au titre des épreuves obligatoires des baccalauréat général et technologique : allemand, anglais, arabe littéral, arménien, chinois, danois, espagnol, finnois, grec moderne, hébreu moderne, italien, japonais, néerlandais, norvégien, persan, polonais, portugais, russe, suédois, turc, vietnamien et cambodgien et dont treize d’entre elles sont présentes au collège, le système éducatif français est l’un de ceux qui en Europe et dans le reste du monde offre aux familles le choix le plus ouvert. Pour ce motif il paraît peu justifié d’en accroître encore la diversité. Aussi, compte tenu de ces éléments, la limitation de l’espéranto à sa seule composante de communication à la différence d’une langue classique ou vernaculaire s’appuyant sur des supports littéraires, historiques ou géographiques, et la très importante diversité des choix proposés aux familles, il ne peut être envisagé de donner suite à la demande exprimée par ces associations d’inscrire l’espéranto comme matière à option aux examens ni de dispenser son enseignement au titre des disciplines réglementairement inscrites au programme des collèges et des lycées. En revanche, rien ne s’oppose à ce que des établissements scolaires volontaires, à leur initiative et sur leurs moyens propres, n’organisent, dans le cadre d’activités complémentaires, une initiation à cette langue pour des élèves volontaires.


Un succès qui nous encourage

Pour une fois, nous dérogerons à la règle que notre éditorial soit en Espéranto puisque nous enverrons ce numéro du "Travailleur Espérantiste" aux amis qui ont bien voulu visiter notre stand à la Fête de l’Humanité.

Dire que nous sommes satisfaits et heureux de ces trois jours traduit l’exacte vérité ! Déjà, ce qui est traditionnellement le grand souci avait miraculeusement disparu, je veux dire la pluie !

Notre stand, idéalement placé, à deux pas du "village du monde", et à trois enjambées de l’entrée principale de la Fête, ne souffrait pas trop du bruit, même si notre débat en a quand même souffert !

Le soutien de multiples amis et notamment de notre association-partenaire "Espéranto-Jeunes" a permis de faire du stand à la fois un lieu de discussions nourries avec le public et un rendez-vous très convivial des amis espérantophones. C’est cette jonction réussie qui a permis d’avoir un résultat à la mesure de nos espoirs. Des centaines de dépliants donnés, plus d’une centaine d’adresses internet ou postales recueillies, un bilan financier positif que ce soit du côté des livres ou objets (T-shirts, C.D., etc....) ou du côté des crêpes et cidre.

Nous sommes satisfaits que la FET ait pu réunir à la Fête de l’Humanité une grande partie des associations espérantophones. Notre débat regroupait le président d’Espéranto-France, le Secrétaire Général de l’Association SAT, Espéranto-Jeunes, autour de Michel Duc-Goninaz qui a présenté le nouveau PIV ("Plena Ilustita Vortaro" - Dictionnaire Complet d’Espéranto) qui vient de sortir. Certains ont fait remarquer avec raison que le bruit d’un stand voisin a perturbé le débat, nous y réfléchirons pour l’année prochaine.

J’en viens finalement au plus important : La Fédération Espérantiste du Travail est au confluent de deux courants : celui de l’Espéranto avec sa volonté de résoudre les problèmes dus à l’incompréhension entre les hommes du fait des barrières linguistiques et celui du monde du travail, du monde progressiste qui se bat pour une société meilleure, plus juste, plus démocratique, débarrassée de l’exploitation et de l’oppression.

On pourrait nous répliquer que ce sont deux utopies bien peu réalisables. Ce n’est pas notre opinion et nous savons que nous faisons avancer le monde vers plus de justice et de fraternité dont il a grand besoin. C’est notre spécificité que de les cultiver et les marier !


Kelkaj sentoj pri nia partoprenado en la 5a Europ-unia esperanto-kongreso augusto 2002, Verono

En la norda parto de Italio, je 30 km de ’’Garda Lago’’, en pejzaĝo plantita de cipresoj kaj olivarboj situas Verono ; unu el la plej belaj art-urboj de Venecilando, kiu influis multajn artistojn, verkistojn. Malmirindas, ke ’’Shakespeare’’ elektis tiun urbon kiel dekoron por la plej konata historio en la mondo ’’Romeo kaj Julieta’’.

Verono - Venecio - (dankon al esperanta fervojista grupo por la bonega organizado de la venecia tago meritas,vojturnon pro siaj imponaj vestiĝoj de la romanika epoko, kies influo estas nun evidenta. Tamen ni ne ĉiam estis tiom en pozitiva penso en Esperantio. Ni ŝatis la bonegajn prelegojn.Ni substrekas aparte la du prelegojn de Profesoro Humphrey Tonkin, rektoro de Universitato de Hartfordt (Usono). Li.faris la oficialan enkondukan prelegon, poste li prelegis pri "Shakespeare, Italio, Internacia lingvo " ; Interesege ! Francio alportis rimarkindan kontribuon pere de S-ro Claude Longue-Epée, kiu prelegis pri :"Lingva demokratio kontraulingva diskriminado".

La prelegoj estis bonaj, sed oni ne lasis sufiĉe da tempo por pridemandi la prelegantojn kaj por debati. Ni proponas, ke la organizantoj de kongreso atentu pri tio, ĉu la kelkaj demanduloj au debatuloj povu esprimi malkonformistajn ideojn au ideojn ekster la ununura penso. Oni povus imagi, ke la partoprenantoj kunvenus en grupetoj (ĉiu preleganto irus en unugrupeto) por bone prepari kaj riĉigi la debaton de la ronda tablo je la kongresa fino.

Ĉu bona akcepto de la komencantoj ? Ni kongresis pri lingva diskriminacio.Ni povis konstati ankoraufoje,ke oni riproĉas ĝenerale al la aliaj siajn proprajn malvirtojn. Oni diras al ni, ke en la movado iuj pensas, ke la komencantoj ne devus partopreni en kongresoj, ke ili devus antaue bone lerni la lingvon !

Eble pro tio la finvenko neankorau komenciĝis, malgrau pli ol cent jaroj da klopodoj, penoj, kaj fojfoje gravaj sinoferoj de multaj samideanoj. Ni pensas, ke oni tro malatentis pri la komencantoj kaj izoluloj.

Ni proponas, ke ĉiu kongresa komitato nomu respondeculon pri la bona akcepto, partoprenado kaj integrado de la komencantoj kaj izoluloj. Ni scias kiom estas malfacile trovi novajn samideanojn.Sed ni forgesas ofte ke estas ankorau pli facile perdi ilin pro manko da atento,kompreno kaj toleremo. Dum kongreso, ni povus imagi diskretajn kontaktojn kaj konatigojn, eĉ specialajn lokojn, momentojn au kunvenojn, kie la komencantoj kaj izoluloj povus pli facile paroli, pridemandi, interrilatiĝi kaj eĉ iomete krokodili.

Konkludo : finfine permesi al la plej granda nombro esprimi sin ; la diskreta atento al aliuloj estas la komenco de humana respekto kaj de humanismo.Tiu atento estas la aferodeĉiuj samideanoj. Tiel ni konstruos la interkomprenon inter la homoj kaj nature au pli facile la lingvo iĝos egaleco.Tre bona kongreso, ĉu ne ?

Bernard BEHRA Alzaco-esperantiĝinte de 2 jaroj Franjo PROVOST - Bretonio


Somero

En Esperantio, Somero estas la sezono de niaj mondaj kongresoj, sed ankaŭ de agrablaj staĝoj kaj aranĝoj.

2002 ne eskapis tiun regulon.

SAT kongresis ĉi-jare en Alikanto (Hispanio). Ĉirkaŭ 180 homoj devis partopreni, sed pri "fera" ŝengena kurteno kapitalisma ne povis alveni pli ol 60 homoj el Afriko aŭ el Orienta Eŭropo, ĉar ili ne ricevis vizon ! La ĉefa evento por SAT estis aperigo de Nova PIV, kiun vi povos aĉeti dum Festo de Humanité ĉe nia budo. Tiu giganta laboro kunordigita de Michel Duc-Goninaz kaj Alain Roŭ vere ĝojigas ĉiujn esperantistojn. Dua evento en la vivo de SAT estos la elekto de internacia Plenum-Komitato. Ĝis nun pro statuto estis de pli ol 50 jaroj Parizia PK kiu gvidis la asocion. La fakto, ke ekde 2003 pli internacia PK ekzistos ŝajnas al mi saĝa decido.

Greziljono, kiu situas apud Angers kaj Le Mans, festis sian 50-jariĝon ĉi-somere. Ni estis pli ol 150 por tiu evento. Greziljono estas kun Centro de Bouresse du juveloj de nia esperantio franca. Ni okazigos nian Ĝeneralan kunvenon 2003 en ĉi-tiu kastelo. Por pliaj informoj, mi konsilas viziti ilian TTT-paĝon http://grezijono.kastelo.free.fr/indekso.htm .

De la 3-a ĝis la 10-a de Aŭgusto okazis la plej granda evento de nia E-movado : La 87-a Universala Kongreso de Esperanto en Fortalezo, Brazilo. 1484 homoj el 54 landoj partoprenis ĝin. La granda evento de tiu kongreso estis laŭ mi aktiva partopreno de S-ro Gallaud, Ĝenerala Sekretario de Tutmonda Federacio de Uneskaj Asocioj, Centroj kaj Kluboj, kiu reprezentis oficiale Uneskajn NRO-jn. Tiu homo, neesperantisto, fakte pasiiĝis pri Esperanto kaj verŝajne puŝos por ni en Unesko. UEA, kiu lastjare krizis, estas survoje al bona resaniĝo. Ĝiaj deziroj pli iri al ekstera mondo laŭdindas.

En Verono ĵus okazis Eŭropa kongreso kaj JEFO starigis sian Festivalon en Greziljono.

La 13, 14 kaj 15-an de Septembro 2002 okazos la Festo de "Humanité" Nia tradicia budo de FET staros sur Avenue de Normandie. Kie vi povos gustumi krespojn kaj farman cidron. Vi povos ankaŭ aĉeti kaj legi E-librojn. Dimanĉon, la 15-an je la 14H30 okazos debato kun Michel Duc Goninaz pri la nova Plena Ilustrita Vortaro, kiun vi povos legi.

Do, ni invitas vin kore !


Fruktodona monato Majo

Komenciĝis monato majo per giganta civitana mobilizado kontraŭ Le Pen. La 1-an de majo, FET kun SAT-Amikaro, JEFO-anoj kaj multaj esperantistoj partoprenis manifestacion por defendi la fundamentajn bazojn de la Respubliko.

La 5-an de majo, nia popolo batis la aĉan beston per 82%. En tiu voĉdono, ĉiuj demokratoj (kaj ĉefe maldekstruloj) mobiliziĝis por bari la vojon al faŝismo, rasismo kaj ksenofobio.

Tiel, ni pli trankvile povis ĝui la kvietan kaj simpatian etoson de "Kvinpetalo", kie ni starigis nian Ĝeneralan kunvenon de la 9-a ĝis la 12-a de majo 2002.

Dum tiuj tri tagoj, ni povis diskuti tre fratece kaj profunde pri multaj gravaj eroj : funkciado de nia organizo, rilatoj kun la E-Movado, partopreno en diversaj agadoj, kontribuo al socia movado.

Kial postulas nia statuto, FET kontribuas kaj luktas por pli justa mondo por homaj rajtoj, kontraŭ mortopuno kaj torturo, por solidara kaj demokratia mondo kaj kontraŭ liberala tutmondiĝo, por demokratia socialismo kaj kapitalismo. Tiusence, ĝi tute ne estas neŭtrala asocio.

Novaj kamaradoj aldoniĝis al nia komitato, kiu enhavas nun 13 homojn. Ni ratifis unuanime kontrakton jam subskribitan kun Espéranto-France de nia prezidanto. Ni decidis, ke nia venonta ĝenerala kunveno okazos en Greziljono.

Mi ne povos fini tiun parton sen danki niajn gastigantojn Suzanne Bourot kaj Georges Lagrange, kiuj tiel efike kaj afable mastrumis nian restadon. Ankaŭ kiel ne mencii nian belegan kulturan vesperon starigitan de junulara ensemblo de gitaristoj kaj kantistoj Lino Markov, Guillaume Ternant kaj Vincent Deleu.

La sekvan semajnfinon, FET partoprenis en Interasocia Kongreso okazinta en Strasburgo. Datproksimeco kun nia Ĝenerala kunveno malebligis partoprenon de FET-anoj ne tiu kongreso kaj en ĝiaj programeroj.

Tiu kongreso multe pli bone organiziĝis ol lastjare. Loĝado kaj servoj bonis. La kultura programo tre bonis : prelegoj de Georges Kersaudy. Koncerto de Môrice Bénin entuziasmigis ĉiujn. La ekskursa parto bone sukcesis (Strasburgo, Betschdorf, Alt-Koenigsburgo kaj Colmar). Multaj laborgrupo disvolviĝis (pri statuto, eksteraj rilatoj, gazetoj, KD-romo, ktp...). Sed mankis ankoraŭ sufiĉe da spaco por diskuti pri tutmovada agado kaj tro malmulta tempo dediĉiĝas al partoprenantaj asocioj.

Ĝenerala kunveno de Espéranto-France unuanime ratifis nian kontrakton kaj Vincent Charlot (kaj Robert Laudereau kiel anstataŭanto) reprezentos FET en Komitato de UFE ("Espéranto-France"). Reciproke, Jérôme Matthieu (Estrarano de Espéranto-France) reprezentos UFE en nia komitato (almenaŭ provizore. Ni tute bonvenigas lin. Tiel, nia asocio retrovas sian lokon sine de komitato de UFE, kies membro ĝi estis inter 1946 kaj 1952.

JEFO, GEE (instruistoj), FKEA (Katolikoj) kaj FET (Laboristoj) nun partoprenas en komitato de E-France.

Claude Longue-Épée iĝis prezidanto de "Espéranto-France" kaj multaj "junuloj" eniris komitaton de "Espéranto-France".

Venontjare, kiel ni, Espéranto-France kunvenos en Greziljono. Nia komitato certe konsideros tiun bonan situacion por pli bone partopreni en preparado kaj sukcesigo de la venonta interasocia kongreso.

Ni tre ĝoje kaj entuziasme eksciis, ke SAT-Amikaro akceptis la principon de komuna kongreso kun UFE en 2005 en Bulonjo ĉe Maro por la centjariĝo de la 1-a UK. Ni denun preparos tiun kongreson por efika kaj multnombra partoprenado.

Fine, sed ne laste, ni salutas la kampanjon de "Esperanto-France" al politikistoj, kiu alvenis al sukceso ĉe Franca Komunista Partio, Maldekstraj Radikaluloj kaj Jacques Chirac. Ni partoprenis aktive en ĝi kaj plidaŭrigos. Se ni sukcesos konvinki Socialistan Partion, ni povas vere esperi enkondukon de Esperanto en bakalaŭron.

Tio kompreneble aldoniĝas plian etan kialon al nia voĉdono kontraŭ Le Pen la 5-an de Majo !


Actualités précédentes :
Fédération Espérantiste du Travail
115 rue Béranger F-92320 Chatillon