Compte rendu fête huma 2008


Compte-rendu du stand de la fédération espérantiste du travail fête de l’Humanité de 2008

Ce compte-rendu se veut très détaillé car il sert aussi d’aide-mémoire pour la tenue du stand de l’an prochain. Sa lecture est donc fastidieuse. Mais rassurez-vous, elle est tout de même moins fatigante que de la tenue du stand.

Pour rappel, le stand est organisé par la Fédération Espérantiste du Travail. L’esprit dans lequel nous travaillons est celui de la plus grande ouverture. En effet, pour la réussite d’une telle opération, l’addition de toutes les forces disponibles est nécessaire. Aussi, si même si c’est la Fédération Espérantiste du Travail qui organise (réservations, préparation, transport matériel, etc.) nous invitons tous les espérantistes et toutes les organisations à y participer. Sur la fête bien sûr, mais également en amont et en aval. Ainsi le matériel de la fête est stocké au siège de SAT. Nous avions également l’an passé demandé une participation financière aux associations. Nous allons dès cette année revenir sur ce point pour en faire une coutume.

Au fil de la fête : Installation du stand

Mercredi soir Vinko et Anne-Sophie sont passés chez Robert pour récupérer les bouteilles de cidre ainsi qu’une boîte à outils. Il y a eu un petit flottement sur les outils à prendre et l’idée est venue qu’il pourrait être utile de se constituer une boîte à outils « spéciale fête de l’Huma ».

Fabrice et Frédéric ont quitté Pau le mercredi soir pour arriver sur la fête le jeudi matin vers neuf heures. En parallèle Fil, Flora et Vinko ont été le jeudi matin chercher le camion de location puis ont été aussi à SAT charger le matériel, avec l’aide de Kreŝo, Tereza et Christian.

Au final ils sont arrivés vers 15 heures sur la fête, après un passage à SAT-Amikaro pour récupérer livres et T-shirts. Un certain temps à été aussi utilisé à SAT pour imprimer les 50 affiches A3 destinées à annoncer les cours sur l’Huma (la machine de SAT ne peut les traiter que une par une). Le déchargement a été rapide. Il a fallu ensuite aller au stand de la fédération des Pyrénées-Atlantiques pour y récupérer les mats et du petit matériel. De suite, Fil et Vinko sont repartis rendre la fourgonnette.

Le montage a pu commencer à 16 heures. Deux heures plus tard la tente principale était montée. Peu avant 19 heures nous avions fini de monter les structures. La pluie a stoppé net notre installation. Pour autant nous avons eu plus de chance que le pape puisque tout notre matériel était au sec lorsque la pluie a commencé à tomber. Anne-Sophie et Vinko sont repassés le soir avec les ingrédients pour les crêpes, et le petit matériel (prêtés soit par Robert, soit par la famille Markov).

Le lendemain matin, levée à 7 heures 30. Le temps d’un rapide rangement de l’installation de la nuit et d’un petit déjeuner sur le pouce nous nous sommes mis à l’installation des mâts. En parallèle nous avons installé l’intérieur du stand avec la formule comptoir. À cause du risque de pluie nous n’avons pas mis le comptoir en façade comme l’an passé mais en retrait d’1,50 m.

Notons que grâce aux nouveaux poteaux notre installation a été beaucoup plus rapide cette année et que le stand a pu ouvrir avant midi contre à 18 heures l’an passé (les mâts avaient cassé la première fois).

Ouverture du stand Présentation des matériels

Dès l’ouverture le public a été nombreux. Nous avons adopté la même façon de faire que l’an passé. Sur le comptoir étaient disposé bien évidemment les livres mais aussi des petits panneaux plastifiés format A4 avec des citations. Ces citations ont été adaptées à la fête de l’Humanité. On retrouvait celle de Zamenhof sur les travailleurs, celle de Fidel Castro, d’Henri Barbusse, de Maurice Genevois,.... Ces différents panneaux permettent d’aérer l’espace et forment une accroche à l’oeil. Les visiteurs ont plus tendance à ne pas jeter un coup d’oeil mais à prendre un peu de temps.

Le recul du comptoir s’est tout de suite montré positif par rapport à l’an passé. En effet si nous étions moins visibles de la rue, les visiteurs avaient moins l’impression, sans doute, d’être en transit. Bref en général les discussions duraient plus longtemps. Aussi cette disposition choisie initialement pour cause de pluie semble être une bonne formule.

À gauche et à droite de la table nous avons installé les six panneaux d’exposition déjà réalisée l’an passé (qu’est-ce que l’espéranto, langue vivante, construction, culture, voyages, ..). Cette année également nous avons renoncé à amener des livres d’occasion. Si les espérantistes participant au stand en achetaient en permettant de financer en partie le stand, le fait d’avoir des livres un peu vieux et abîmés ne donnait pas forcément une bonne image. En général la sélection de livres de cette année a été très bonne. Quatre B.D. (Tintin, Gaston, Ratman, Petit Spirou), les livres de la coopérative de SAT (Gramsci, la Commune de Paris, la Peine de mort), et bien sûr l’essentiel : les fiches Itis, le cours rationnel, le dictionnaire de poche, le dictionnaire pratique et la série espéranto éclair, grammaire de l’espéranto, etc. était présent également les deux classiques de notre stand : le CD lernu ! Et le premier manuel.

Ces deux classiques vendus à deux euros permettent à chaque visiteur soit de nous soutenir soit d’avoir les bases d’un apprentissage. Bien sûr nous vendions également des badges et des stylos, ainsi que des tee-shirts. De plus nous donnions gratuitement les autocollants, des dépliants, des packs Eo.

Crêpes et boissons

La partie la plus à gauche du comptoir formait le coin crêpes et boisson. Ceci a été le gros point noir de cette édition. Il est important de rappeler que comme FET n’est pas éditeur notre marge sur les livres est faible. Ce sont donc les crêpes et les boissons qui nous rapportent des sous.

Le vendredi

Comme il est dit le vendredi a été une bonne journée. Mais nous étions trop peu nombreux. Qui plus est ceux qui était présent étaient déjà assez fatigués (déjà le troisième jour de fête).

Le samedi

Un réveil à huit heures. A 10h30, cinq élèves étaient présent pour l’initiation à l’espéranto. Alors que nous avions un doute sur le fait d’avoir assez de participants (comme souvent nous n’avons pas fait assez de rappel) nous avons eu la bonne surprise de voir pas mal d’espérantistes arriver.

Là, le stand a véritablement décollé. Le public était nombreux, intéressé, et les deĵorantoj enthousiastes et efficaces.

Le dimanche

Réveil à huit heures également. Un peu plus tard nous sommes rejoints par les deĵorantoj du jour. La journée se passe aussi bien que le samedi (avec tout de même un peu plus de fatigue). Une seule élève était présente pour l’initiation et d’autres se sont présentés, mais plus tard (vers midi...).

Vers 18 heures, Fabrice et Frédéric commencent le démontage car ils doivent repartir vers 20 heures. C’est bien sûr la le point noir de la fête de l’Huma : le démontage. Les fourgons n’ont pas le droit d’entrée sur la fête avant minuit. Ghislain est allé prendre le fourgon de location mais n’a pu arriver que vers 23h. La plupart des deĵorantoj étaient partis.

Du coup restait seul sur le stand Flora et Vinko. Anne-Sophie est arrivée aussi vers 23h en voiture pour récupérer une partie du petit matériel crêpes, tabourets, cidre. Grosse panique au moment du démontage : qui allait s’occuper de décrocher le câble électrique à 5 mètre de haut sachant que le service technique ne passe que le lundi matin ? Nous avons été aidés par Eric et Olivier, nos amis du stand du Temps des Cerises.

Avec la fin du démontage et le chargement le fourgon quitte la fête à 2 h 30 du matin. Reste à faire le déchargement au siège de SAT (Ghislain, Flora, Vinko, Anne-Sophie), jusqu’à 3h30 puis à ramener le camion pour huit heures le matin (Ghislain et Vinko).

Les cours d’initiation

Le samedi et le dimanche nous avons refait comme l’an passé des cours d’initiation à l’espéranto. L’idée première de ces cours est de pouvoir pavoiser la fête avec de nombreuses affiches cours d’espéranto. Nous agrafons ces affiches sur les pylônes en bois au milieu des allées. C’est donc tout autant une formation qu’une présence de l’espéranto sur la fête.

Cinq participants le samedi et trois le dimanche. Au final soit après ces initiations, soit après de longues discussions sur le stand, certaines personnes nous disent être sûres de venir s’inscrire à des cours.

Quelques chiffres

- Sur la fête ont été diffusé près de 9000 calendriers d’espéranto jeunes. Notons que cette édition spéciale fête de huma de cette année (une première !) était très jolie et très adaptée (slogan : espéranto, le progrès commence avec la compréhension).

- tous les prospectus Espéranto France ont été diffusés. Tous les prospectus avec les cours de SAT-Amikaro à Paris ont été diffusés. Presque tous les Packs Eo ont été diffusés (notons que ça c’est peut-être fait en concurrence du premier manuel ou des CDs lernu !).

- de nombreux autocollants ont été pris. Certains festivaliers les ont de suite collés sur leur veste.

- une vingtaine d’espérantistes ont participé au stand.

Conclusion

On peut vraiment considérer que la fête de l’humanité est un endroit particulièrement adapté pour informer sur l’espéranto. L’accueil du public est très bon. En trois jours nous contactons directement plus de personnes qu’en de nombreux mois.

Sur les 500 000 visiteurs de la fête (et il est impressionnant de voir ce monde dans les allées) on peut considérer que presque tout le monde à vu le mot espéranto.

L’argent récolté sur le stand ne peut permettre de l’autofinancer. Si les boissons les crêpes fonctionnent bien nous pouvons payer l’emplacement. Mais investir ou louer la structure est hors de portée. Qui plus est notre but principal sur le stand ne peut pas être de vendre des crêpes mais doit rester l’information sur l’espéranto.

Fédération Espérantiste du Travail
115 rue Béranger F-92320 Chatillon