Mardi 24 février, au siège du Parti Socialiste, a eu lieu une réunion entre Harlem Désir, Député européen et responsable de l’Europe au Parti Socialiste et une délégation du mouvement espéranto composée de Claude Longue-Épée, Président d’Espéranto-France et membre du Comité d’EEU (Union Européenne Espérantiste), Philippe Bérizzi, Président de la fédération francilienne d’Espéranto-France et représentant de l’UEA (Association Universelle d’Espéranto) à l’UNESCO et Vincent Charlot, membre du comité d’Espéranto-France et également représentant de l’UEA à l’UNESCO. La réunion a duré trois quarts d’heure entre 11H00 et 11H45.
Après présentation de notre délégation par Vincent Charlot, Claude Longue-Épée transmet la charte proposée par Espéranto-rance aux partis politiques démocratiques pour qu’ils puissent l’intégrer totalement ou pour une partie dans leurs programmes. Il insiste sur notre pragmatisme.
Philippe Bérizzi met l’accent sur la situation linguistique de l’Europe actuelle et future qui se dirige de plus en plus vers le monolinguisme (de l’anglais) comme langue européenne alors l’Espéranto est une langue-pont adaptée, non-hégémonique et neutre.
Harlem Désir souligne qu’un problème permanent en Europe concernant les langues des nouveaux états de l’Europe, les langues minoritaires et régionales est maintenant leur coût. Il y a également problème jusqu’à où aller dans la reconnaissance des langues régionales (par exemple, faut-il juger en breton en Bretagne ?). Le principal obstacle pour l’espéranto est qu’on le voit comme un nouveau concurrent et surtout un coût supplémentaire. Il souhaite savoir l’état actuel du mouvement Espérantophone.
Vincent Charlot indique que si le mouvement espérantophone n’est pas nombreux dans chaque pays, il agit dans de multiples pays (plus de 100). Philippe Bérizzi souligne le rôle fondamental de l’internet pour notre mouvement qui a repris vigueur grâce à internet.
Philippe Bérizzi montre d’abord la différence fondamentale entre une langue régionale et l’espéranto. Il insiste sur les qualités spécifiques de l’Espéranto qui n’exige pas la disparition des cultures et langues. Comme chef d’entreprise, il peut l’utiliser comme langue intermédiaire sur son domaine de travail à un prix bien inférieur. Il insiste finalement comme Vincent Charlot sur la valeur propédeutique de l’Espéranto.
Harlem Désir souhaiterait connaître nos contacts avec les partis politiques.
Vincent Charlot rappelle d’abord les propositions de loi du groupe socialiste en 1975 et en 1979 à l’Assemblée nationale et la lettre de François Mitterrand entre les deux tours de 1981 et la désillusion postérieure des espérantophones. Nous venons de rendre visite à Pierre Forgues, député socialiste.
Les Verts ont une commission Espéranto depuis plus de 10 ans et ont introduit une résolution favorable à l’Espéranto dans leur programme d’alors. Nous venons de rencontrer Gilles Lemaire.
Le Parti Communiste Français a déposé une proposition de loi en 1995 et 1997 à l’Assemblée Nationale et en 1996 au Sénat. Nous avons rendu visite au Parti Radical de Gauche ainsi qu’au Parti Radical (Valoisien). Avant le deuxième tour de 2002, Jacques Chirac a écrit une lettre très favorable et nous avions alors rencontré Jacques Toubon avant le vote. Ces promesses sont restées lettres mortes. Nos avons également mentionné nos contacts avec les eurodéputés. Il a brossé ensuite une brève histoire des contacts du Mouvement Espérantophone et de la politique.
Harlem Désir souhaite recevoir des documents sur ces éléments. Nous satisferons cette demande. Il souligne que l’un des acquis du gouvernement Jospin est que le Parti Socialiste ne promet plus sans être certain de tenir ce genre de promesses.
Claude Longue-Épée souligne notre pragmatisme et insiste sur notre demande d’expérimentation. Harlem Désir propose que nous prolongions notre rencontre d’aujourd’hui par un nouveau rendez-vous en mai dans lequel nous pourrons de nouveau discuter d’avancées concrètes.
Claude Longue-Épée offre à Harlem Désir un dossier contenant des documents d’Espéranto-France, des numéros de "Le Monde de l’Espéranto et quelques dépliants.
Esperanto
Mardon, la 24-an de februaro en la sidejo de Socialista Partio okazis kunveno inter Harlem Désir, eŭropa deputito kaj respondeculo pri Eŭropo en Socialista Partio, kaj E-delegacio konsistanta el Claude Longue-Épée, Prezidanto de UFE kaj komitatano de EEU, Philippe Bérizzi, Prezidanto de Francilia Federacio kaj reprezentanto de UEA ĉe Unesko kaj Vincent Charlot, komitatano de UFE kaj reprezentanto de UEA ĉe Unesko. La kunveno daŭris tri kvaronhorojn inter la 11H00 kaj la 11H45.
Post prezentado de nia delegacio far Vincent Charlot, Claude Longue-Épée transdonas la ĉarton proponitan de UFE al demokratiaj Politikaj partioj, por ke ili povu enigi ĝin aŭ parton de ĝi en siajn programojn. Li insistas pri nia pragmatismo.
Philippe Bérizzi insistas pri la lingva situacio de nuna kaj estonta Eŭropo, kiu pli kaj pli direktas sin al unulingveco (la angla) kiel eŭropa lingvo dum Esperanto estas taŭga, nehegemonia, neŭtrala pontolingvo.
Harlem Désir substrekas, ke konstanta problemo en EU pri lingvoj de novaj EU-ŝtatoj, minoritataj kaj regionaj lingvoj estas nun ilia kosto. Ankaŭ problemas, ĝis kie iri en agnoskado de regionaj lingvoj (ekzemple ĉu juĝi en la bretona en Bretonio ?). La ĉefa obstaklo por Esperanto estas, ke oni vidas ĝin kiel novan konkurenton kaj precipe aldonan koston. Li deziras scii pri la nuna stato de E-Movado.
Vincent Charlot indikas, ke se la E-Movado ne multas en ĉiu lando, ĝi agadas en multegaj landoj (pli ol cent). Philippe Bérizzi substrekas la fundamentan rolon de la Reto por nia E-Movado, kiu tute revigliĝis dank’al interreto.
Philippe Bérizzi unue montras la fundamentan diferencon inter regiona lingvo kaj Esperanto. Li insistas pri specifaj kvalitoj de Esperanto, kiu ne postulas malaperon de etnaj kulturoj kaj lingvoj. Kiel entreprenestro, li povas uzi ĝin kiel peran lingvon en sia laborkampo je multe malpli da kosto. Li fine insistas kiel Vincent Charlot pri propedeŭtika valoro de Esperanto.
Harlem Désir dezirus scii pri niaj kontaktoj kun politikaj partioj.
Vincent Charlot memorigas unue la leĝproponojn de Socialista Grupo en 1975 kaj 1979 en Nacia Asembleo kaj la leteron de François Mitterrand inter la du balotoj de 1981 kaj la postan seniluziiĝon de la esperantistaro. Ni ĵus vizitis Pierre Forgues, socialistan deputiton. La Verduloj starigis E-komisionon de pli ol dek jaroj kaj iam enigis rezolucion favoran al Esperanto en sian programon. Ni ĵus vizitis Gilles Lemaire. Franca Komunista Partio deponis leĝproponojn en 1995 kaj 1997 en Nacia Asembleo, en 1996 en Senato... Ni vizitis Maldekstran Radikalan Partion kaj Radikalan Partion. Antaŭ la rebaloto de 2002, Jacques Chirac skribis tre favoran leteron kaj ni renkontiĝis kun Jacques Toubon antaŭ tiu rebaloto. Restis tiuj promesoj tute ne plenumitaj. Ni ankaŭ menciis niajn kontaktojn kun eŭrodeputitoj. Li skizas poste historion pri kontaktoj de E-Movado kaj politiko.
Harlem Désir deziras ricevi dokumentojn pri ĉi-tiuj aferoj. Ni notas tiun peton kaj plenumos ĝin. Li substrekas, ke unu el la akiraĵoj de Jospin-a registaro estas, ke Socialista Partio ne plu promesas sen certi pri plenumado de tiaj promesoj.
Claude Longue-Épée substrekas nian pragmatismon kaj insistas pri nia peto starigi eksperimentadon.
Harlem Désir proponas, ke ni plidaŭrigos nian hodiaŭan renkontiĝon per nova rendevuo en majo, en kiu ni povos denove diskuti pri konkretaj antaŭeniroj.
Claude Longue-Épée donas al Harlem Désir dosieron enhavantan dokumentojn de Espéranto-France, numerojn de "Le Monde de l’Espéranto kaj kelkajn reklamilojn.